Michelle... avec deux ailes

Pas maquillée, pas coiffée… libre et naturelle. Voilà mon endroit pour m'exprimer sur tout ce qui m'entoure et me touche. Ma paix, mon stylo et ma feuille. Ma vie et mon quotidien.

29 septembre 2007

Rencontre avec Matthieu Ricard:

Nous souhaitons que le monde permette inconditionnellement la réalisation de nos aspirations, et comme ce n’est pas le cas, nous sommes en proie à la souffrance. Notre recherche du bonheur est plus souvent fondée sur nos illusions que sur la réalité; il est vain d’essayer de modeler le monde à l’image de nos caprices : il faut transformer notre esprit. 

matthieu_ricardCombien de temps faut-il pour arriver à cette libération, cet éveil?  Rigolant un peu, Matthieu Ricard dit qu'il faut 30 ans de méditation. Et si quelqu'un fait objection parce qu'il est trop "pressé"? Dans ce cas, ajoute-t-il, cela lui prendra au moins 50 ans! Mais comme pour apaiser son public, Matthieu Ricard ajoute toute de suite que l'on peut obtenir des résultats sensibles avec un investissement de temps et d'effort nettement moindre. Dans notre culture, qui a d'autres priorités que la culture tibétaine, il n'est pas possible, pour la plupart d'entre nous, de consacrer une vie entière à la méditation. Heureusement, une méditation de 20 minutes par jour pendant quelques années peut déjà contribuer beaucoup à la libération de sa conscience et à la suppression des "toxines mentales".

Matthieu Ricard

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Pauline et sa belle maison.

Le Québec à franchement rien d'autre à faire que de frapper sur Pauline Marois et le fait qu'elle possède un beau château comme résidence principale versus un modeste chalet dans Charlevoix.  Réussir dans la vie ne veut pas dire magouiller et être malhonnête.  Peut-on avoir de l'argent au Québec et être une bonne personne?  À écouter les lignes ouvertes à la radio ainsi que quelques Unes de journaux, on en doute. Mme Marois s'est fâché d'aplomb et j'en ferais autant être à sa place.

Faudrait-il que cette dernière se départisse de tous ses biens, pour être acceptée comme chef du parti Québécois?  Faudrait-il qu'elle vende son château et ses biens, qu'elle s'habille comme tout le monde et qu'elle aille travailler en autobus pour être crédible?  Franchement!  Que voulez-vous avoir à la tête du parti Québécois?  Une femme qui a réussi, sans problème d'argent, démontrant qu'elle sait administrer son butin, avec un air en santé, et vivant dans une famille unie, OU quelqu'un de fauché, désorganisé, avec des dettes, semblant éprouver quelques problèmes de santé et vivant dans une famille désunis?  La première option m’inspire beaucoup plus.  Branchez-vous donc, gang de moutons!

Ce n’est pas elle qui a un problème avec l’argent, c’est nous québécois moyen, qui pensons qu’on est né pour un petit pain et qu’il faut avoir des problèmes d’argent pour être une bonne personne.  J’appuie Mme Marois dans sa colère.  Elle a gagné sa vie honnêtement et à buché difficilement pour faire sa place en tant que femme, dans la politique. Je trouve donc dommage de la voir ainsi justifier son aisance matérielle.

Si  j’étais à sa place, à vivre dans un grand et beau château comme elle en possède un, je tripperais de pouvoir m’exiler dans un modeste chalet avec des meubles et besoins de base.  Ça doit être son camping à elle, ça.  Je seconde et j’appuie Pauline Marois à 100% dans sa démarche.  Elle n'a pas à faire semblant de ne pas avoir d'argent.  Elle n'a pas à cacher ce qu'elle est pour être acceptée.  C'est aussi ça la transparence. Et vive la prochaine Première Ministre du Québec!

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Samedi matin.

coprinsChéri, fiston et princesse sont partis aux champignons sauvages dans le bois.  Il y avait très tôt ce matin des coprins chevelus, tout près de la maison.  Il faut dire qu'avec la pluie d'hier, que les champignons croissent facilement par temps humide.  Je trouve que la passion du champignon sauvage est un beau passe-temps.  Félix possède le livre des champignons du Québec et il s’y réfère régulièrement.  C’est important de savoir reconnaître les champignons dangereux pour expérimenter la cueillette et manger les champignons en toute sécurité. La mycologie est donc un science intéressante!

Ménage, ramassage, lavage de vêtements, coulis entre les briques du mur de la cuisine...  journée à travailler quoi!  Il faudrait aussi que je pense à faire un bon soin-maison.  J'ai en tête de préparer un bon exfoliant moussant naturel pour le corps.  Demain.  Il me semble que dimanche sonne bien avec confection-maison :o) Bon samedi à tous, et sachez profiter des beaux moments en famille.

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28 septembre 2007

«L'esprit intuitif est un cadeau « sacré » et l'esprit logique un domestique fidèle. Nous avons créé une société qui honore le domestique et qui a oublié le cadeau.»   - Albert Einstein

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26 septembre 2007

Un peu de tout...

La fin de semaine dernière j’étais à Sutton avec quatre amies.  Nous étions cinq filles à discuter, échanger, rire, bien manger et... à danser. Bon, je l’avoue j’ai bu un peu trop de vin rouge samedi soir, mais quel défoulement que de danser et chanter à tue-tête, entourées de filles comme moi!  Quel soulagement de passer tout un weekend à être soi-même!  Pas de fla-fla, pas de censure, pas de langage pointu, que du naturel et de l’honnêteté.  Les relations interpersonnelles sont si importantes pour s’aérer les esprits! 

Honnêtement, au moment où je suis partie vers les Cantons de l’Est vendredi matin dernier, j’avais plus envie d’une retraite personnelle dans le silence, que d’un trip de filles.  J’ai fait confiance à la Vie comme à mon habitude, en me disant que c’était mieux ainsi.  Effectivement, ça m’a permis de décrocher et de fréquenter des femmes extraordinaires.

J’accepte que la pause s’impose.  Bon, ça sonne mal à l’oreille que « la pause s’impose » mais c’est ça pareil. J’ai encore déversé un sceau de larmes dans la mer de mes souffrances intérieures ce matin, et ça m’a fait du bien.  Les gens qui m’entourent doivent s’alarmer devant mes paroles des derniers jours, étant donné que je ne laisse absolument rien paraître en société.  Je n’ai pas envie de me plaindre, de parler, de m’expliquer, ou de faire un saut à l’intérieur de moi devant quelqu'un. Non.  Puis, je ne me sens pas démunie ou au bord du précipice. Mon cœur est juste fatigué et je pense pertinemment que cette descente au fond de mon puit intérieur sera le tremplin d'une renaissance future. La vie n’est elle pas impermanente?  Ne faut il pas basculer à droite, et ensuite à gauche, pour retrouver son centre? ;o)  D’ici là, je bois mes nombreux verres d’eau de source citronnée pour me nettoyer le corps physique et l’esprit saura suivre sous peu.  Avant que je l'oublie, un merci grand comme le ciel à toutes mes amies, pour les messages reçus, ici et aussi par email.  Votre soutien me fait un énorme bien.  C'est vrai, c'est sincère. J'ai beau me parler, me raisonner, mais quand ça vient d'une personne appréciée ça me touche droit au coeur...  Je ne trouve pas les mots pour vous dire à quel point vous me faites du bien.

stephanedompierreJ’ai plein d’idées de livres en tête!  Stéphane Dompierre vient de publier un autre bouquin : Mal élevé, Québec Amérique.  Avec Un petit pas pour l'homme en 2004, ce dernier faisait une entrée remarquée dans le milieu littéraire québécois.  Synopsis : Avec sa jolie gueule de chanteur rebelle, Alex accumule les conquêtes féminines beaucoup plus facilement que les succès radiophoniques. Amoureux pour la toute première fois, il emménage avec Sandrine, une chanteuse qui pourrait bien l'aider à connaître le succès qu'il espère depuis longtemps. Si seulement il pouvait perdre l'habitude de démolir ses guitares sur scène en hurlant et se mettre plutôt à écrire des chansons d'amour. Mais le couple et la musique pop, ça fait beaucoup de compromis d'un seul coup. Et puis un but est-il vraiment atteint si on doit, pour y parvenir, abandonner sa vraie nature en chemin? Drôle, grinçant et définitivement très Dompierre, ce roman a également des vertus pédagogiques. Vous apprendrez à: - Survivre dans les soupers chez la belle-famille - Négocier avec un producteur ambitieux - Écrire des chansons à succès - Réussir un solo de guitare - Charrier de la brique et - Vivre en couple

quand_les_cons_sont_bravesPuis il y a « Quand les cons sont braves » VLB éditions, de Martin Petit.  J’ai eu la chance de voir en entrevue cet homme hier matin et il m’a touché.  Voici le recto du livre : C'est quand les cons sont braves qu'ils commettent les pires bêtises. Voilà ce que dit en substance Brassens dans une de ses chansons posthumes, à laquelle Martin Petit emprunte son titre pour le récit de son parcours de quatorze années dans l'armée canadienne. Avec une verve extraordinaire et beaucoup d'aplomb, il nous fait revivre l'histoire et les émotions d'un fantassin qui a servi sur de nombreux théâtres d'opération, dans le golfe Persique, en ex-Yougoslavie et en Somalie. Il nous rend sensible l'évolution d'un garçon qui s'est engagé par goût de l'aventure et pour voir du pays, et qui ressort de chaque conflit un peu plus marqué par l'horreur de la guerre. Ayant aujourd'hui à vivre avec le syndrome de stress post-traumatique, Martin Petit est devenu farouchement pacifiste. S'il brise ici la loi du silence, c'est qu'il voudrait, par son témoignage, éviter à d'autres jeunes gens de connaître les mêmes épreuves que lui.

romeodallaireCe qui m’a amené vers le bouquin de Roméo Dallaire, soit « J’ai serré la main du diable », Libre Expression.  C’est peut être ce goût d’en apprendre davantage sur la guerre vue de l'intérieur, ou plutôt, exprimé plus poliment du maintien de la paix, que ces deux derniers livres m’attirent.  Voici ce qu’est écrit au verso du livre de R. Dallaire : Quand le général Roméo Dallaire a été appelé à assurer le commandement de la Force internationale de maintien de la paix des Nations unies au Rwanda, il croyait être dépêché en Afrique pour aider deux belligérants à trouver un terrain d’entente. Une fois au Rwanda, il découvrit une tout autre réalité. Pris entre une guerre civile sanglante et un génocide impitoyable, le général et ses hommes – une petite troupe – furent bientôt abandonnés, sans aucune ressource, par leurs patries respectives. Pour lutter contre la vague de tueries qui ravageaient ce pays, ils ne purent compter que sur leur propre générosité et sur leur courage personnel. En moins de cent jours, la guerre au Rwanda allait faire plus de 800 000 morts et au-delà de 3 millions de blessés et de réfugiés.  C'est avec le poids de cette tragédie que le général Dallaire est rentré chez lui, au Canada en septembre 1994, brisé et désillusionné.  Il lui faudra sept ans avant de pouvoir commencer à écrire sur ce sujet.  Dans "J'ai serré la main du diable", il raconte l'enfer qu'il a vécu au Rwanda et il n'hésite pas à reconstituer les terribles événements auxquels la communauté internationale a tourné le dos.  Son témoignage est un compte rendu sans concession de la faillite de l'humanité à mettre un terme  à un génocide pourtant maintes fois dénoncé.

Il y a mon garçon qui est en manque de livre.  My god!  C'est comme une urgence dans son cas.  «Mais maman, j'ai pu rien à lire! Puis j'm'emmerde dans mes pauses à l'école!»  Il faut que j'aille lui acheter le tome 6 de Bobby Pendragon. Ma fille-elle, attend impatiemment que je lui achète le tome 4 d'Alexandra Larochelle, soit Quiproquo et sorcellerie.  C'est drôle comment les livres prennent plus d'importances aujourd'hui, que dans notre temps!

Mon CD de Pachelbel et Tchaikovsky en musique de relaxation vient de terminer.  Toute la matinée, tournait dans le lecteur "L'éternel Aum", ce mantra Ommmmm qui m'invite à décrocher de mes pensées malsaines.  Bon! Que vais-je faire à souper ce soir?  Énigme totale!  Bonne soirée!  Mich.

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La leçon d'une vague

« Je me sens triste ! » dit une vague de l'océan en constatant que les autres vagues étaient plus grandes qu'elle. « Les vagues sont si grandes, si vigoureuses, et moi je suis si petite, si chétive. »

Une autre vague lui répondit : « Ne sois pas triste. Ton chagrin n'existe que parce que tu t'attaches à l'apparent, tu ne conçois pas ta véritable nature. »

« Ne suis-je donc pas une vague ? »

« La vague n'est qu'une manifestation transitoire de ta nature. En vérité tu es l'eau.»

« L'eau ? »

« Oui. Si tu comprends clairement que ta nature est l'eau, tu n'accorderas plus d'importance à ta forme de vague et ton chagrin disparaîtra. »

Avoir à l'esprit que l'humanité fait partie d'un ensemble est important. Car l'être humain se considère souvent comme le centre des choses en s'arrogeant des droits particuliers qui n'ont pas de raison d'être. Ainsi il ne voit que chez son prochain ce qu'il n'a pas, sans voir ce qu'il a déjà, et se cause les plus inutiles soucis.

Zen

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25 septembre 2007

nuage_soleil

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...Soupir...

C'est fou.  C'est indescriptible.  Les larmes me montent aux yeux trop souvent.  Comme une grande fatigue intérieure.  Je n'ai pourtant pas de souffrances tangibles, ni de manques quelconques.  Je tourne en rond, dans le creux de mon coeur. 

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19 septembre 2007

Mercredi soir

Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

Ne prenez pas à la légère les plus petits actes de bien.  Les gouttes d’eau en s’ajoutant remplissent une immense jarre.

Patrul Rinpotché

Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux.

Proverbe chinois.

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18 septembre 2007

Épuisée...

Très.  C'est en d'dans.  J'accumule je-ne-sais-quoi depuis plusieurs mois.  Depuis les rénovations entreprises dans mon ancienne maison... le stress d'achat de celle-ci, la peine de quitter mon milieu et mon environnement de travail, le rush de travail de mon chum, le déménagement, puis aménager ici, les rénovations à recommencer, fort d'aventures, la rentrée des classes, les inquiétudes pour l'intégration des enfants à l'école et la réno qui traîne encore...  Ça fait trois mois que je fais la cuisine sur mon poêle de camping et le b.b.q, trois mois à faire la vaisselle dans le lavabo de la salle de bain, trois mois à me promener d'une boîte à l'autre pour cuisiner.  J'ai comme une boule en d'dans et le goût de pleurer trop souvent.  Tout est lourd.  J'suis fatigué en d'dans.   La Michelle-tout-sourire déborde... La Michelle-je-peux-le-faire n'en peut plus.  Le dire enfin me fait du bien.  Si ça peut enlever la boule que j'ai dans la gorge et le noeux au plexus... Ce n'est rien à côté de ce que vivent les parents de Cédrika ou la perte d'un être cher, et c'est sans doute pour ces raisons que je garde en dedans toutes ces émotions, mais le malaise est bien réel.  Je me sens coupable de souffrir de je-ne-sais-quoi et je sais que c'est la raison de tous ces malaises physiques.  Mais ce soir, j'explose... j'suis désolé, j'avais envie de parler. 

L'année dernière à pareille date, je n'avais aucune idée que j'étais pour déménager.  Je ne cherchais pas de maison, et je ne me posais aucune question à ce niveau.  Nous lancions régulièrement à l'Univers que nous étions près pour du changement, mais sans plus.  Oh!  My god!  Quelle année! 

Puis, comment l'exprimer?  Tout le monde vit à cent mille à l'heure!  Je n'ai pas envie de parler à quelqu'un qui patauge dans le train-train quotidien, sans respirer, sans s'arrêter.  L'écoute de ce genre ça ne m'attire pas.  Écouter pour écouter, non merci pas pour moi.  Je préfère le silence ou même... mon blogue.  Et je n'ai pas besoin de quelqu'un finalement.  Ce matin j'ai pleuré en surface, encore une fois.  Le déluge s'en vient je le sens.

J'ai le droit de trouver ça beaucoup... j'aurais envie de partir seule... dans le silence.  Mon énergie est à zéro. ZÉRO.

Posté par Michelle 2 ailes à 19:39 - Au jour le jour... - Commentaires [8] - Permalien [#]
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