Michelle... avec deux ailes

Pas maquillée, pas coiffée… libre et naturelle. Voilà mon endroit pour m'exprimer sur tout ce qui m'entoure et me touche. Ma paix, mon stylo et ma feuille. Ma vie et mon quotidien.

12 septembre 2009

Je vous aime...

f_e

Posté par Michelle 2 ailes à 15:05 - Cheminement personnel - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

03 juillet 2009

Fière d'être féministe

Je viens de recevoir ce texte, d'une amie.  Je vous le transmet en entier tellement il est pertinent.

Lise Payette   Édition du mardi 23 juin 2009

Nous publions en partie l'allocution prononcée par notre chroniqueuse le 13 juin dernier, alors que l'Université du Québec à Montréal qui remettait un doctorat honoris causa.

Merci de ce grand honneur que vous me faites aujourd'hui. Vous comprendrez sûrement mon désir de le partager avec toutes ces femmes anonymes qui ont traversé l'Histoire sans jamais être connues, ces femmes sans qui nous ne serions pas là ce soir et sans lesquelles nous ne serions certainement pas ce que nous sommes devenues.

Moi, pour partager cet honneur que vous me faites, j'ai invité ma grand-mère: est-ce que vous la voyez? Elle a mis sa plus belle robe, noire à fleurs blanches, et son petit chapeau de paille noire. Je vous la présente: Marie-Louise Laplante, née en 1873 et morte en 1951. Je dis «morte», mais elle l'est si peu. Pour moi, elle est toujours là et elle me guide chaque jour. Sans cette femme lucide et décidée, j'aurais pataugé beaucoup plus longtemps pour apprendre les choses importantes de la vie, pour faire les choix essentiels et pour entreprendre la révolution qu'elle m'a inspirée.

La lutte des femmes

Ma révolution féministe, elle me vient d'elle. Cette révolution, elle continue son petit bonhomme de chemin, mais elle a commencé bien avant nous. Bien avant moi et bien avant vous. Vos grands-mères et vos arrière-grands-mères l'ont menée dans la joie et la misère, maison par maison, village par village, assumant en même temps et sans baisser les bras la revanche des berceaux et la revanche des cerveaux, souhaitant encore et toujours que leurs filles aient une meilleure vie que la leur et les obligeant souvent à être aussi instruites que possible pour assurer la transmission du savoir.

Ce sont ces femmes, celles qui étaient là avant nous, qui ont empêché ce pays de sombrer dans la noirceur totale de l'ignorance. Ce sont elles qui ont continué à fournir les mots pour exprimer le désespoir comme le bonheur et qui ont ouvert l'esprit des enfants qu'elles mettaient au monde pour qu'ils aient un minimum de culture.

Marie-Louise, ma grand-mère, m'a répété souvent que je devais aller à l'école le plus longtemps possible. Elle qui n'avait qu'une troisième année savait lire, écrire et compter. Elle avait poussé dans le dos de chacun de ses enfants pour qu'ils n'abandonnent pas trop tôt. Ma mère, sa fille Cécile, avait une cinquième année et Marie-Louise me disait que je devais faire mieux, car la vie n'allait pas se simplifier, au contraire. Qu'il fallait foncer, ne pas accepter de se faire dire non. Que les études, au bout de tout, c'est ce qui restait... même quand il n'y avait plus rien.

Homme de son temps

Moi, je l'ai crue. Après ma neuvième année, je n'ai pas eu de mal à convaincre ma mère que je désirais continuer mes études, faire «mon classique» comme on l'appelait à cette époque-là, comme les garçons le faisaient.

Chez les soeurs de Sainte-Anne où j'étudiais, après la neuvième année, les études n'étaient plus gratuites. Il en coûtait six dollars par mois pour aller plus loin. Mon père trouvait que c'était beaucoup trop cher, car il avait deux filles aux études et même si les soeurs lui faisaient un rabais parce que nous étions deux, il continuait à penser que c'était de l'argent gaspillé pour rien dans une maison où l'argent était rare.

Mon père était un homme de son temps. Il avait l'habitude de dire qu'heureusement ses deux filles n'étaient pas trop laides, qu'elles finiraient bien par trouver à se marier et que ce n'était pas nécessaire d'avoir des diplômes pour changer des couches.

Mon père, finalement, n'était pas tellement différent des talibans d'aujourd'hui dans ses propos en ce qui concerne l'instruction des filles. Il n'est jamais allé jusqu'à brûler les écoles pour filles, mais il avait une idée à lui de la place des filles dans la société. Inutile de vous dire que Marie-Louise ne l'aimait pas beaucoup.

Brasser la cage des filles

Grâce à elle, j'ai eu gain de cause. J'ai fait un peu de philosophie et du latin, au grand désespoir de mon père, qui trouvait que c'était du temps perdu et c'est parce que ma mère est allée travailler pour payer mes études que j'y suis arrivée. Je lui en serai éternellement reconnaissante. Grâce à elle, j'ai pu étudier quatre ans de plus. Treize ans d'études pour une fille, c'était énorme!

Puis un jour, mon beau rêve s'est arrêté. J'ai quitté l'école. J'avais tenu plus longtemps que la plupart de mes copines et c'était une véritable victoire. La résistance de mon père, ses opinions sur les études des filles, avaient semé en moi la graine du féminisme qui n'allait plus cesser de grandir avec l'encouragement de Marie-Louise.

Ce que je trouve le plus difficile à vivre pour mon coeur de féministe en ce moment, c'est quand je réalise que vous, les jeunes femmes, avez l'air de penser que ce que vous avez en ce moment, ce que vous tenez pour acquis, que tout ça, les études, l'université, l'égalité... ça a toujours existé. Que vous ne devez rien à personne. Quand je vous entends affirmer avec un sourire en coin: «Moi, je ne suis pas féministe...» je me demande d'où vous sortez. Et j'ai souvent envie de vous brasser la cage pour vous faire réaliser que sans nous, les vieilles féministes, vous seriez à la maison en train de changer les couches du petit dernier en attendant le suivant...

Fières d'être féministes

Il m'arrive de vous trouver ingrates comme si vous étiez incapables de comprendre que des femmes se sont battues avant vous pour obtenir ce que vous avez maintenant. Comme si vous vouliez effacer d'une phrase les humiliations et les déceptions de ces femmes qui vous ont précédées et qui n'ont pas eu accès à ce que vous considérez comme vous étant dû aujourd'hui.

Nous devrions toutes être vraiment fières de dire que nous sommes féministes, car l'Histoire témoignera bien un jour du fait que les femmes ont mené à travers les siècles et les continents une révolution sans violence qui a fini par faire de nous des citoyennes à part entière, des égales en toutes matières sans jamais renoncer à ce qui nous différencie de nos compagnons. Je vous certifie qu'on peut être féministe et féminine, qu'on peut aimer d'amour et garder sa tête et son cerveau, qu'on peut avoir des enfants et faire des études. [...]

Égalité

Grâce à Marie-Louise, je n'ai jamais accepté cette pression qu'on mettait sur les épaules des filles en leur imposant l'ignorance qui permettait aux garçons, même les plus insignifiants et les plus paresseux, de briller de tous leurs feux parce que les filles devaient rester éteintes, ne jamais afficher leurs connaissances pour ne pas faire d'ombre à ces messieurs, s'oublier totalement pour permettre à leur amoureux ou à leur mari d'occuper les places de choix dans tous les domaines.

Les filles avaient la mission de s'effacer, s'effacer jusqu'à disparaître pour laisser toute la place aux hommes, leur père, leurs frères, leur mari, leurs fils... Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais cessé de proclamer que les femmes sont les égales des hommes en toutes matières.

Ce sera mon dernier souffle. [...]

Mots clés : Culture, Éducation, Lutte, Femme, Québec (province)

Posté par Michelle 2 ailes à 09:18 - Cheminement personnel - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

12 juin 2009

Ma copine d'Alsace...

C'est Édith.  Une charmante copine.  De plus elle est peintre et elle possède beaucoup de talent.  Je vous invite à visiter son blogue et à voir par le fait même, quelques unes de ses oeuvres:

The Didith's gallery

Posté par Michelle 2 ailes à 07:47 - Suggestion - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

25 mai 2009

Le journal de bord d'une camionneuse

«Je suis camionneuse. Le camion, c’est mon bureau, les routes de l’Amérique, mon territoire. Je travaille avec des millions de collègues qui sillonnent ces couloirs, le jour, comme la nuit. Ma vie de tous les jours n’a rien d’ordinaire. Quand je me lève, je suis toujours ailleurs. Je me réveille dans une autre ville, un autre climat, un autre pays, un autre paysage. Mon bureau a une vue panoramique. Venez la contempler avec moi!»

Quoi dire de plus !

http://camionneuse.blogspot.com/

Posté par Michelle 2 ailes à 08:15 - Suggestion - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 mai 2009

Il faut voir...

Un blogue tout simplement magnifique, d'une jeune femme remplie de talent et de goût : Les photos sont sublimes et l'ambiance du blogue, chic et touchant.

L'ancien, la brocante, la couture, la musique, le classique, les bricolages... représentent bien LA MAISON DOUCE.

http://lamaisondouce.canalblog.com/

Posté par Michelle 2 ailes à 07:27 - Suggestion - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

10 octobre 2008

Le forum, AU COEUR DES FEMMES

Jusqu'à mardi prochain,  le forum de discussions AU COEUR DES FEMMES pourrait être à l'occasion, hors fonction.  Disons qu'il pourrais faire du aller-et-venir régulièrement.  Soyez patient.  Je comprends parfaitement que ce dernier est le MEILLEUR forum de discussions pour femme, dans toute la francophonie, mais un petit "lavage" de temps à autre ne fait pas de tord.

Posté par Michelle 2 ailes à 17:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 septembre 2008

Le nouveau Châtelaine...

couverture1Je le trouve génial, avec une belle ouverture sur le monde... un peu chargé à mon goût mais il satisfait mon degré de lecture :O)  Lise Ravary sait écouter ce qui se passe autour d'elle mais aussi, sait écouter les femmes d'aujourd'hui.  Les rencontres avec Kent Nagano et Julie Payette, m'ont beaucoup charmés.  La diversité des reportages et articles m'impressionne au plus haut point.  Disons qu'il y en a pour tous les goûts.  BRAVO!

«Parler aux femmes autrement, c’est ça aussi. Dans un seul but : aller encore plus loin». Lise Ravary. 

Posté par Michelle 2 ailes à 09:32 - Opinion - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

07 mars 2008

Une fille allumée

«Faut assumer: dès qu'on sort de la masse, du troupeau, on va être jugée, convient-elle. Ce n'est même pas une question de confiance en soi. Trouve la switch en toi pour foncer. Elle est là, quelque part. Moi, je préfère me casser la gueule que regretter. Plus jeune, je ne voulais pas avoir l'air d'avoir l'air. C'est l'avantage de vieillir, on se fout du jugement des autres. Sinon, c'est une aliénation supplémentaire: tu laisses les autres décider de ce que tu vas penser de toi!»

D. Kimm,  L'organisatrice et productrice du festival Voix d'Amérique fait partie des icônes du féminisme assumé de Josée Blanchette, au même titre que Diane Dufresne, Françoise David et Camille Paglia. Lire ici.  Cet extrait m'allume beaucoup.  Dire et assumer.  J'y aspire de plus en plus, de mieux en mieux. Voilà!

Posté par Michelle 2 ailes à 09:54 - Opinion - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

20 janvier 2008

Les féministes, selon...

Hélène Matteau exprime bien ma perception du féminisme.  Sur le site Internet de Châtelaine.  ICI.

J’hésitais donc, hier soir. Puis ce matin, comme toujours au lever, je suis allée lire mes nouvelles en ligne et jeter un œil chez mes collègues blogueurs. Lise Ravary, ma sainte patronne à Châtelaine, parlait de Simone de Beauvoir. Inspirée, j’ai cessé d’hésiter : je ferais ce matin mon coming out.

Tatam! Oui, m’sieurs-dames, je suis féministe. Normal : je suis une fille, je ne peux pas ne pas être pro-filles, n’est-ce pas, sinon je me diluerais moi-même dans le rien du tout.

Mon propos sera court. J’en ai assez d’entendre dire que les féministes sont contre les hommes. C’est tout à fait nono de dire ça.

Parce que c’est le contraire ! Les féministes ont libéré les hommes en libérant les femmes. Elles les ont sortis du carcan millénaire des rôles dévolus du seul fait du sexe.

Sans doute les hommes avaient-ils plus que leurs compagnes la précieuse possibilité de se rebeller. Mais la plupart – je pense ici à nos pères et grands-pères – étaient, comme les femmes, pris dans l’engrenage des destins tout tracés. Mariages arrangés, professions obligées, sensibilité refoulée, créativité tuée dans l’œuf. Pourvoyeurs par définition, responsables par devoir, décideurs par décret divin, guerriers par la force et condamnés à la réussite.

Aujourd’hui mes fils ont le droit d’être ce qu’ils sont. Des humains avant que des mâles. Ils ont le droit d’exprimer leur virilité dans sa fragilité comme dans sa force.

C’est la plus belle victoire des féministes.

ICI.

Posté par Michelle 2 ailes à 15:16 - Opinion - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

11 janvier 2008

Hillary Clinton... ou "Que le meilleur gagne!"

Il faut lire le papier de Lise Payette, aujourd'hui dans le Devoir intitulé: «La bataille de Hillary Clinton», ICI.

«Ce n'est pas gagné pour Hillary Clinton. Loin de là. Le double standard continuera de lui jouer de mauvais tours. Cette femme, qui a réussi à travers le temps à se blinder d'une carapace solide pour affronter les épreuves de toute sorte, va découvrir que la carapace est lourde et qu'elle ne peut pas jouer à l'homme politique sans en payer le prix. Elle devra être une femme politique, et ça, ce sera nouveau.»

«Ce n'est pas Bill qui nuit à Hillary en ce moment. Au contraire. Malgré ses frasques, Bill Clinton est resté extrêmement populaire, et il soutiendra Hillary jusqu'au bout. Il lui doit bien ça. Celui qui nuit à Hillary, c'est Barack Obama, qui véhicule l'image forte d'un vrai renouveau face à une femme dont l'expérience, au lieu d'être un atout, devient une photo avec des rides et un poids supplémentaire à porter. Obama, ce sénateur sympathique et cool, a chamboulé la donne. Beaucoup d'Américains se sont entichés de lui dès le premier coup d'oeil, malgré le fait qu'il soit noir, ce qui avait toujours été vu comme un handicap pratiquement insurmontable chez nos amis du Sud. Il a suffi qu'il paraisse, qu'il parle d'espoir et de changement pour que la roue se mette à tourner comme on ne l'avait pas vue tourner depuis John F. Kennedy».

hillaryJ'ai hâte qu'on cesse de parler de noir/blanc ou d'homme/femme, mais qu'enfin l'on parle du meilleur pour la société et des individus que la compose.  Que le meilleur gagne un point c'est tout.  Il y a des limites à aller "attaquer" les rides d'Hillary ou le teint basané d'Obama (en passant, il n'est pas noir mais Métis).  Qu'ont-ils à offrir?  Qu'ont-ils dans leurs tripes?  Quels sont leurs forces?  Il parait qu'Hillary a voté OUI à la guerre à l'Irak et qu'Obama NON... anyway, je serai toujours derrière une femme intelligente et sensée.

En terminant, Josée Blanchette nous parle de son débarras annuel, juste ICI.

Posté par Michelle 2 ailes à 10:23 - Opinion - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
« Accueil  1  2   Page suivante »