03 janvier 2009
Tu trouveras la paix...
David a mis les paroles de cette chanson sur son propre blogue. Ça m'a retourné. C'est sa mère qui lui jouait au violon alors qu'il était encore en culotte courte. Ce dernier est un être sensible qui me touche souvent. Jeune et sain d'esprit, sa spontanéité le caractérise. Il est authentique et attachant ce jeune homme... voici cette chanson:
Tu trouveras la paix dans ton coeur
Et pas ailleurs, et pas ailleurs
La seule vraie tranquillité
Le grand repos, l'immobilité
Tu trouveras la paix dans ton coeur
Et pas ailleurs, et pas ailleurs
Tu peux cesser de la chercher
Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer
Ils sont en dedans de to
Le plus merveilleux couché de soleil
Ils sont en dedans de toi
Ils attendent que tu me réveilles
Au plus profond de toi
Il y a la plage immense où tu es tout seul
Au plus profond de toi
Dans le plus chaud de toi
Loin au-dedans de toi
Loin au-dedans de toi
Loin au-dedans de toi
Tu trouveras la paix dans ton coeur
Et pas ailleurs, et pas ailleurs
La seule vraie tranquillité
Le grand repos, l'immobilité
Tu trouveras la paix dans ton coeur
Et pas ailleurs, et pas ailleurs
La seule vraie tranquillité
Le grand repos, l'immobilité
Tu trouveras la paix dans ton coeur
Et pas ailleurs, et pas ailleurs
Tu peux cesser de la chercher
Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer
Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer
Ce n'est qu'en toi qu'elle peut commencer…..
Renée Claude, 1971
23 juin 2008
La St-Jean-Baptiste... Fête Nationale des Québécois!
Les 10 meilleures «tounes» sur la Belle Province
Mon pays (1965)
Paroles et musique: Gilles Vigneault
Parler du Québec à travers sa froidure. C'est ce qu'on appelle de l'amour inconditionnel. Un classique.
Phrase clé: «Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiveeeer...»
Le plus beau voyage (1972)
Paroles: Claude Gauthier Musique: Claude Gauthier, Yvan Ouellet.
Un grand souffle lyrique pour une chanson sans équivoque.
Phrase clé: «Je suis Québec, mort ou vivant...»
Gens du pays (1976)
Paroles et musique: Gilles Vigneault
Bon d'accord, on l'a trop entendue. N'empêche. Cette chanson,écrite pour la Fête nationale en 1976, est désormais inscrite dans notre patrimoine génétique. Pas mal pour une toune qui n'a que 32 ans.
Phrase clé: «Gens du pays, c'est votre tour/ De vous laisser parler d'amour.»
Québécois (1970)
Paroles: François Guy Musique: Angelo Finaldi, Richard Tate.
Grand succès de l'été 70. Ironiquement, cet hymne full nationaliste interprété par La Révolution française fut d'abord écrit en anglais, sous le titre Americas...
Phrase clé: «Québécois, nous sommes québécois... Le Québec saura faire, s'il ne se laisse pas faire.»
Le Québec aux Québécois (1970)
Paroles: François Guy Musique: Angelo Finaldi, Richard Tate.
On prend les mêmes et on recommence. Après le succès de Québécois, l'équipe de La Révolution française écrit cette variation funky (et poétiquement néantissime) pour le groupe Le Nouveau Testament. Ô combien opportuniste... mais tellement efficace.
Phrase clé: «Le Québec aux Québécois/Le Québec aux Québécois/Hey! Hey! Hey/le Québec aux Québécois.»
Province de l'amour (1970)
Paroles et musique: Karo
Une super tounette ensoleillée chantée par une ex-chanteuse yéyé en transition (c'est elle qui chantait Un garçon en minijupe). Avis aux gens de Tourisme Québec: le refrain est irrésistible.
Phrase clé: «Province de l'amour/Québec je t'aime tant/Oui tu es la province de l'amour/Tes chemins sont des plus bienfaisants.»
Passe-moé un Québec (1976)
Paroles et musique: Ovila B. Blais
Contribution légère et funky à la fièvre nationaliste. Malheureusement jamais rééditée.
Phrase clé: «Passe-moé un sapin hein! hein!/Passe-moé un Québec/Que j'm'amuse avec...»
Le Québec est mon pays (2008)
Musique : Musa Dieng Kala Paroles : Musa Dieng Kala et Sylvie Rémillard
Bon. On ne voudrait surtout pas que notre «top liste» ait l'air d'une déclaration de Jacques Parizeau. Alors voici une chanson sur le Québec de demain, écrite par un Sénégalais. Parue cette année, sur l'excellent album Exil.
Phrase clé: «Le Québec est mon pays/Dis-moi quelles sont tes peurs... Je veux respecter ton histoire... Nos coeurs ont tous la même couleur.»
La nuit du 15 novembre (1977)
Paroles et musique: Félix Leclerc.
Chanson écrite en hommage à la victoire du PQ, aux élections de 1976.
Phrase clé: «Laissez tonner de joie/six millions de poitrines/six millions de saluts... À partir d'aujourd'hui, on bâtit, on bâtit/À partir d'aujourd'hui, on bâtit on bâtit.»
Ô Canada, Terre de nos aïeux (1880)
Paroles: Adolphe-Basil Routhier, Musique: Calixa Lavallée
Croyez-le ou non, l'hymne national du Canada était dédié au Québec. Cette chanson fut commandée pour le banquet annuel de 1880 de la très nationaliste Société Saint-Jean-Baptiste. «Elle a depuis été détournée à des fins complètement opposées de celles pour lesquelles elle avait été composée», souligne Robert Thérien, historien de la chanson québécoise. Il ajoute: «Le deuxième couplet, qui ne fait plus partie de la version «canadian» dit: «Sous l'oeil de Dieu, près du fleuve géant (il ne s'agit pas ici du fleuve Fraser...) le Canadien grandit en espérant. Il est né d'une race fière, béni fut son berceau...» Le Canadien, c'est ainsi que se définissaient les Québécois francophones du temps.»
Phrase clé: «Car ton bras sait porter l'épée/il sait porter la croix.» Yeah, sure... Puisé ici
02 juin 2008
-----> SOUVENIR <-----
Au travers la fenêtre
du fort de l’Île Verte, Qc.
20 janvier 2008
Simone de Beauvoir, 1964, Châtelaine.
Publié dans Châtelaine d’avril 1964 (en voici quelques extraits):
Celle qui prêcha aux femmes de ne pas sacrifier leur autonomie à l’amour avoue à notre reporter Hélène Pilotte : « Elles ont raté leur libération. Le sort des femmes n’a pas changé. »
J'étais exacte au rendez-vous pour ne pas perdre une minute. Elle m'avait demandé au téléphone : « Une heure vous suffira ? » J'avais répondu oui en pensant non. Depuis, j'ai appris que ce rendez-vous constituait une faveur rarement accordée.
Notre rencontre eut lieu avant la parution du troisième tome de ses Mémoires : La force des choses. Elle achevait d'en corriger les épreuves, persuadée qu'après 1668 pages il ne persisterait pas l'ombre d'un malentendu entre elle et son public. Et pourtant, on se perd encore en hypothèse sur Simone de Beauvoir, femme écrivain.
Elle le sait : « On a forgé de moi deux images, écrit-elle. Je suis une folle, une demi-folle, une excentrique... Oui, souliers plats, chignon tiré, je suis une cheftaine, une dame patronnesse, une institutrice (au sens péjoratif que la droite donne à ce mot)... Et rien n'interdit de concilier les deux portraits. On peut être une dévergondée cérébrale, une dame patronnesse vicelarde ; l'essentiel est de me présenter comme une anormale... Le fait est que je suis un écrivain : une femme écrivain, ce n'est pas une femme d'intérieur qui écrit mais quelqu'un dont toute l'existence est commandée par l'écriture. » ...
– Madame, qu'y a-t-il de chanté depuis Le Deuxième Sexe ?
– Rien. Le sort des femmes n'a pas changé. Elles ont raté leur libération.
La phrase tombe comme un verdict. N'est pas trop sévère ? Elle a écrit que la dépendance continue de peser sur les femmes comme une malédiction: « Qu'elles en souffrent, s'en accommodent ou s'en félicitent, en fin de compte, c'est toujours une malédiction. Depuis que j'ai écrit Le Deuxième Sexe, ma conviction sur ce point n'a fait que se confirmer. »
En 1963, elle estime qu'un monde capitaliste comme celui de l'Europe et de l'Amérique ne fournira jamais de possibilité de libération à la femme.
– Consultez les statistiques. En Amérique, 26 % des femmes travaillent, c'est bien peu. On continue à ne pas leur faire confiance, à ne pas investir dans leur carrière. On leur fait une guerre économique. Les clients vont moins chez des femmes de profession, donc elles ne montent pas. Si un jeune couple est en difficulté, c'est la femme qui renonce à ses études.
Il y a un consentement universel à cet état de choses, poursuit-elle. En France, il y a bien 30 ans que les hommes ont fini de considérer la carrière d'une femme comme un obstacle à sa féminité, mais son travail demeure épuisant parce qu'il n'y a pas d'institutions suffisantes pour la seconder, pas assez de garderies, ni d'aides ménagères. Sur le plan d'homme à femme, l'homme comprend le travail féminin. Sur le plan du patron à l'employé, il le nie. Pour éviter de donner un jour un congé de grossesse, il emploie un homme. Je me suis encore disputée hier avec un ami peintre – libéral avec sa femme – qui soutient que nous avons obtenu l'égalité dans le travail. C'est faux. Tant que l'organisation du travail mettra les gens au bord du chômage, la situation restera ce qu'elle est. Si nous avions toujours le plein emploi, le travail de la femme cesserait de poser des problèmes psychologiques et professionnels parce qu'elle serait indispensable. Mais c'est une solution impossible dans un pays capitaliste.
– Voulez-vous dire qu'il y a des pays où les femmes ont réussi leur libération ?
– En U.R.S.S. C'est le seul pays au monde où la femme est un être humain à part entière. La vie des femmes est difficile parce que la vie en général est difficile, mais les satisfactions professionnelles sont plus grandes. Quatre-vingt-quinze pour cent des médecins sont des femmes. Cela bouleverse le rapport des sexes et entraîne la respectabilité de la femme...
Mais qui est-elle vraiment ?
Une femme comblée, sereine et satisfaite. Simone de Beauvoir ne cesse de le répéter : « Je voudrais que l'on sache que la femme qui a écrit Le Deuxième Sexe n'a pas fait cela à quarante ans pour se venger d'une vie qui aurait été complètement malheureuse et qui l'aurait aigrie. Si c'est ainsi qu'on interprète le livre, aussi bien dire qu'on le nie », confie-t-elle à Madeleine Chapsal dans une entrevue.
Elle revient sur ce point dans La Force de l'Âge, presque avec acharnement, tant ce livre a compté pour elle et tant il a suscité de malentendus : « Il ne m'a jamais paru que j'étais désavantagée. Je sais aujourd'hui que pour me décrire, je dois dire d'abord : « Je suis une femme », mais ma féminité n'a jamais constitué pour moi une gêne ni un alibi. »
Comment elle voit l'avenir
– Madame, votre œuvre n'est pas terminée mais elle est en grande partie accomplie. À la lumière des espoirs que vous aviez à 20 ans, comment voyez-vous l'avenir ?
– Sombre. Rien n'a changé, au contraire, les espoirs de la libération sont par terre. Le monde laïque en France est trop plat. Autrefois, quand on avait de l'idéal (je n'aime pas le mot mais...) on était socialiste ou communiste. Aujourd'hui tout est fade. Il n'y a pas de journaux, pas de cinéma qui enthousiasme les yeux. Les jeunes sont dépassés par le monde de l'organisation. Ils ne savent plus quoi faire. Ceux qui veulent agir partent en Afrique noire, en Algérie, travailler dans des postes obscurs, pour avoir l'impression de servir à quelque chose. Il n'y a personne pour encadrer les masses.
– Aucun remède ?
– Il faudrait la foi politique. Mais comment l'avoir en ce moment ? La société française est telle que les gens ne savent plus vers quoi se retourner. Il y a beaucoup de conversions parmi les intellectuels. On revient à la religion ou bien l'on se tourne vers l'occultisme ou autres fadaises... Il faudrait un bouleversement historique, un changement complet de structures politiques. Autrement, je ne vois pas.
Je n'avais droit qu'à une heure, elle est achevée : « Bon, vous en avez assez pour faire un article... »
Pour lire l'article d'Hélène Pilotte dans son intégralité, veuillez vous référez sur le site de Châtelaine, ICI.
13 septembre 2007
On se souvient...
Premier anniversaire de l'attentat au collège Dawson. Une belle pensée pour tous ceux qui ont souffert, et pour tout ceux qui l'ont vécu de près ou de loin. Une pensée toute particulière à la mémoire d'Anastasia De Souza et pour sa famille. Si c'était ma fille, j'aimerais qu'on se souvienne d'elle... pour toujours.
04 septembre 2007
Ce lundi avec mes amies du Net et de coeur...
Une image vaut mille mots... pour la visite de notre amie Alsacienne et de son mari, nous avons provoqué une rencontre... Mémorable.
«Sème du bonheur dans le champs du voisin, tu seras surpris de constater ce que le vent fera produire au tien» J. St-Gelais
21 mai 2007
Si Dieu existe...
Lorsque ma Zoé est décédée dans Charlevoix (ma grande caniche royale) lors de nos vacances estivales, en revenant, je regardais le ciel, avec ses nuages en forme de "Zoé" blanche, toute blanche... j'étais triste et nous étions vide de son absence. Les enfants étaient jeunes et ils venaient de conscientiser pour la première fois la notion de la mort. Une chienne précieuse à nos yeux venait de mourir, une chienne qui venait de passer plusieurs années avec nous, faisant partie de notre famille. Une présence à part entière. Sa présence. Mes deux enfants avaient appris à marcher avec ce chien, se tenant debout et en s'accrochant à ses oreilles, ou la peau du dos, ou en tirant le poils de la queue...et elle se laissait faire telle une chienne fidèle et protectrice qu'elle était. Elle était si douce, si gentille cette Zoé! Puis une chanson s'est fait entendre dans la radio. Une chanson de Claude Dubois. Rien pour me remettre de cette absence, mais tout pour me transperser de cet amour:
Si Dieu existe
Personne, il n'y a plus personne
Mon âme qui s'affole
À prendre son envol
Me laisse inanimé
Personne, j'ai besoin, j'ai personne
Mon être dégringole
Tous mes sens m'abandonnent
Je n'sais pas si j'ai peur
Je regarde d'en haut
Le corps de mon esprit
Nos visages à l'envers
Tout petit, tout petit
Si Dieu existe et qu'il t'aime
Comme tu aimes les oiseaux
Comme un fou, comme un ange
Tu peux marcher enfin sur les étoiles, aspiré
Comme un fou, comme un ange
Personne, il n'y a plus personne
Mon âme qui s'affole
En prenant son envol
Me laisse inanimé
Personne, j'ai besoin, j'ai personne
Mon être dégringole
Tous mes sens m'abandonnent
Je n'sais pas si j'ai peur
Tu regardes d'en haut
Le corps de ton Esprit
Nos visages à l'envers
Tout petit, tout petit
Si Dieu existe et qu'il t'aime
Comme tu aimes les oiseaux
Comme un fou, comme un ange
Tu peux marcher enfin sur les étoiles, aspiré
Comme un fou, comme un ange.
Personne...
Paroles et musique: Claude Dubois, 1996
Interprété par: Sylvain Cossette (2001)








