16 octobre 2007
Tendresse...
J'ai besoin de douceur dans ma vie. Rien de plus ... rien de moins. Je baisse les bras.
Et encore une fois, pour que ça entre plus profond :o)
VOICI UNE PETITE HISTOIRE PAS SI ÉTRANGE...
Jean Boudreau a commencé la journée tôt, ayant réglé son horloge (faite au Japon) à 6 heures. Pendant que sa cafetière (faite en Chine) filtrait le café, il s'est rasé avec son rasoir (fait à Hong-Kong). Il s'est ensuite habillé avec sa chemise (faite au Sri Lanka), ses jeans (faits à Singapour) et ses chaussures (faites en Corée). Après avoir cuit son petit déjeuner dans son nouveau poêlon (fait en Inde) agrémenté de fraises (de la Californie) et de bananes (du Costa Rica), il s'est assis avec sa calculatrice (faite au Mexique) pour calculer son budget de la journée. En consultant sa montre (faite en Taiwan), il a syntonisé sa radio (faite en Chine), puis a embarqué dans sa voiture (faite au Japon) pour continuer sa recherche d'emploi, entre deux fermetures d'usines (au Québec!). À la fin d'une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (fait en France), pour accompagner son dîner congelé (fait aux É.-U.), met ses sandales (faites au Brésil) et allume sa télévision (faite en Indonésie et achetée au Wal-Mart), et puis il se demande pourquoi il n'arrive pas à se trouver une bonne job payante, ici au Québec.
ACHETONS DES PRODUITS LOCAUX, C'EST DANS NOS POCHES QUE ÇA RETOURNERA...
Encore mon Martin Picard préféré :o)
Il faut lire l'article de Marc Cassivi, dans Cyberpresse. Il le faut, parce que c'est intéressant. Intéressant parce que Martin Picard EST INTÉRESSANT. O.k je suis loin d'être objective car c'est un de mes chefs cuisiniers préférés, et ça, tout le monde le sait. En voici quelques extraits:
«Je suis en train de vouloir mettre sur pied un élevage de cochons. Ce n'est pas pour faire de l'argent. Je veux que les cochons soient en liberté à l'année et que plutôt que de les tuer après trois ou quatre mois, on les tue après 12 ou 13 mois. Ce serait une valeur ajoutée. J'aimerais sécher mon propre jambon plutôt que d'en faire venir de Parme. Si par mon audace j'arrive à en contaminer d'autres, si j'arrive à défricher pour que ce soit plus facile pour d'autres, je serai content. Au Québec, la cuisine ce n'est pas quelque chose de formel. On cherche à aller plus loin, c'est pour ça qu'on se démarque. On n'est pas limités par une tradition formelle».
«Je veux faire la promotion des produits québécois, de la manière qu'ils sont travaillés. On est allés à la chasse à l'orignal, à la pêche au saumon, à la chasse à l'oie, on a fait toute une émission sur le cochon. En espérant que ça ait une influence. Quand Pinard a commencé à la télé, il a dit: «Allez au marché! allez au marché!» Et les gens y sont allés. Ce n'est pas rien dans une vie, d'avoir eu un discours assez fort pour faire en sorte que les gens changent leurs habitudes».
«Je veux susciter des réflexions, c'est tout. Pas choquer. Je chasse dans la vie parce que je suis cuisinier et que je n'admettais pas d'avoir un produit sans savoir d'où il venait et comment le travailler. Je veux rendre les gens heureux par mes connaissances, alors il faut que j'aille jusqu'au bout. Parce qu'il y a au moins une vérité dans la vie, c'est qu'on est ce qu'on mange».
Mardi... à réfléchir
«Il n'y a rien de plus intime, de plus chargé qu'un silence partagé».
Leena Lander
«Une fois traversés les moments difficiles, les plaies se referment et les cicatrices nous rendent encore plus intenses, plus sensibles au bonheur». Auteur inconnu







