Michelle... avec deux ailes

Pas maquillée, pas coiffée… libre et naturelle. Voilà mon endroit pour m'exprimer sur tout ce qui m'entoure et me touche. Ma paix, mon stylo et ma feuille. Ma vie et mon quotidien.

02 avril 2007

Mères indignes, levez-vous!

Puisé sur cyberpresse, un article hyper intéressant de Daphné Bédard. Je le partage avec vous.  Caroline Allard tenait Les "Chroniques d’une mère indigne" sur Internet depuis mars 2006. Elle a annoncé cette semaine qu’elle mettait fin à son blogue afin de se consacrer à sa thèse universitaire.

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Après sept mois de congé de maternité, Caroline Allard en a eu un peu marre de la routine lolo-rot-dodo. Elle a eu envie de raconter son quotidien et de partager avec les internautes les beaux et moins beaux côtés d’avoir des enfants. Toujours avec une pointe d’humour bien sûr !

Cette mère s’est elle-même baptisée Mère indigne parce qu’elle vit des moments d’impatience et qu’elle n’agit pas tout le temps à la perfection avec ses deux filles de sept ans et demi et d’un an et demi. Une mère comme toutes les autres, quoi !

Entre 300 et 500 personnes consultent régulièrement son blogue. Mère indigne est devenue si populaire qu’un éditeur a cru bon de confectionner un bouquin à partir de ses chroniques. Entrevue avec Caroline Allard, trentenaire, étudiante au doctorat en philosophie à l’Université de Montréal et Mère indigne.

Q: Qu’est-ce qui vous a donné l’idée d’écrire les «Chroniques d’une mère indigne» ?

R: J’étais en congé de maternité, je changeais beaucoup de couches et, à un moment donné, j’ai eu envie de faire quelque chose pour moi. Aussi, parfois, quand on a un jeune bébé, on est un peu isolée, alors Internet était une bonne façon de faire quelque chose que j’aimais : écrire. J’avais déjà vu des blogues de mère et je me disais que je pourrais moi aussi raconter des choses rigolotes. C’est une façon d’échanger avec des gens.

Q: Trouvez-vous que la société est exigeante envers les mères ?

R: Oui. Moi, j’ai conservé l’anonymat au début par peur d’être jugée. C’est sûr que c’est difficile d’avouer qu’on est dépassées parfois, qu’on a des moments d’impatience, qu’on trouve des choses drôles alors qu’on devrait s’en faire et qu’on n’est peut-être pas parfaites comme dans les livres. On en demande beaucoup aux parents en général. Élever un enfant est super important et c’est sûr qu’il faut faire de notre mieux. Mais on a tendance à vouloir être parfaits et, quand on voit qu’on ne peut pas l’être, c’est stressant. J’avais le goût de partager le message que ce n’est pas grave de ne pas être parfaits.

Q: La pression du parent parfait est-elle donnée par la société ou par le parent lui-même ?

R: C’est un peu un cercle vicieux. On aime avoir l’air d’être en contrôle de tout. On est dans une société où les individus aiment donner l’impression que ça va bien au travail, à la maison, etc. C’est à la fois un climat social et une pression individuelle qu’on se met.

Q: Avez-vous toujours voulu être mère ?

R: Mon copain et moi, on a toujours voulu avoir des bébés. Mais après ma première fille, je suis complètement tombée des nues. C’est beaucoup de travail. Même si l’enfant est voulu, on se rend compte que ça chambarde une vie complètement. Après je me disais, c’est fini, je n’en veux plus. Puis quand elle est entrée à la maternelle, je me suis dit que ce serait l’fun d’avoir un autre enfant. Pour la deuxième, je suis beaucoup plus relax, j’apprécie plus la maternité.

Q: Quels sont vos bonheurs d’être mère ?

R: Juste de voir la vie que tu as créée. De voir mes enfants me regarder avec amour. C’est de l’amour gratuit. (…) Avoir des enfants est une grosse responsabilité, mais en même temps, c’est super. Je suis une meilleure personne depuis que j’ai un enfant. Tu redécouvres des choses, tu as un nouveau regard sur la vie.

Q: Et le plus grand malheur ?

R: Il n’y en a pas. Il y a des soucis, mais pas des malheurs. Tu te fais du souci pour eux parce que tu veux tellement que tes enfants aient ce qu’il y a de mieux dans la vie et qu’il ne leur arrive rien de mal.

Q: Comment réagit Père indigne aux « Chroniques d’une mère indigne » ?

R: Il est content parce qu’il sait que j’aime écrire et que j’ai un public, alors je m’épanouis là-dedans. Il a toujours trouvé ça drôle. Il n’a jamais eu de mauvaises réactions par rapport à ça.

Q: Ne trouvez-vous pas indiscret de raconter votre vie familiale sur Internet et maintenant dans un livre ?

R: Ce n’est pas tout à fait ma vie. Je choisis ce que je raconte. Si les gens s’imaginent que c’est toujours aussi fou chez nous, ce n’est pas le cas. (…) Je donne une vision de certaines situations, et les gens qui me lisent me donnent la leur. C’est comme une communauté d’expérience. Les gens sont aussi intéressés à lire mes textes qu’à lire les commentaires de mon blogue.

livre_chroniqueLes Chroniques d’une mère indigne, par Caroline Allard, aux Éditions du Septentrion.  $15.00 chez ArchambaultChanger des couches quinze fois par jour encouragerait les pensées impures? On pourrait le croire en lisant les aventures et les réflexions d’une mère de famille qui, après sept mois de congé de maternité, s’est soudainement révélée à elle-même et à la communauté virtuelle comme étant irréversiblement une mère indigne.

Depuis mars 2006, elle entretient les lecteurs de son blogue de tous les aspects cachés, et parfois tabous, de la maternité: des pièges que recèle la préparation des fêtes d’anniversaire pour plusieurs enfants au cauchemar d’endormir un bébé qui a la volonté plus arrêtée qu’un dictateur, en passant par les dessous nauséabonds de l’accouchement, rien ne leur est épargné.

Les Chroniques d’une mère indigne souhaitent démontrer aux parents qu’il est parfois bon de rire de la vie familiale et même de leurs enfants. Loin d’être répréhensible, l’indignité est une question de survie!

Posté par Michelle 2 ailes à 16:37 - Mes lectures... - Commentaires [0] - Permalien [#]

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